Contre la pauvreté,
je choisis la SOLIDARITÉ !
Notre vision
Nos valeurs
Notre mission
- en soutenant des initiatives locales ou régionales qui agissent contre l’exclusion, l’injustice et la pauvreté et qui encouragent la participation active des personnes en situation de pauvreté
- en travaillant avec le public belge, et notamment les communautés chrétiennes, sur les situations de pauvreté et les mécanismes qui les provoquent et les font perdurer, pour induire auprès de la population des changements de comportement individuel et collectif et le lancement de projets (éducation permanente)
- en s’impliquant dans des actions de mobilisation, en réseau, pour renforcer les alternatives et la contestation des structures et mécanismes injustes (action politique)
Faire de la jeunesse une vraie priorité
2025 n’a pas été une année facile. En Belgique, la crise gouvernementale à Bruxelles et les mesures du fédéral ont pesé lourd sur le secteur associatif. Les ASBL se sont retrouvées prises en étau entre deux réalités qui s’aggravent en même temps : moins de moyens, et davantage de personnes à accompagner. Des familles fragilisées, des situations d’urgence qui s’accumulent, des équipes qui tiennent à bout de bras des projets essentiels.
Ce contexte a nourri l’inquiétude et le mécontentement. Nous étions nombreuses et nombreux à manifester dans les rues de Bruxelles, tous acteurs confondus dont les enseignants. Leurs conditions de travail se dégradent - et ce sont in fine les conditions d’apprentissage de nos enfants qui en pâtissent.
Cette année, Action Vivre Ensemble a fait le choix de mettre les jeunes au centre de votre attention. Il ne s’agit pas d’une priorité parmi d’autres : ce que l’on fait - ou ne fait pas - pour elles et eux aujourd’hui dessine la société de demain.
Notre campagne d’Avent l’a dit sans détour : un enfant sur quatre n’a pas à manger à midi à l’école. Cette situation a des répercussions directes sur leur scolarité et donc leur futur. Ce n’est pas de la responsabilité de l’enfant. C’est le signe d’une société où l’origine sociale détermine trop souvent l’avenir, et d’un système scolaire qui, malgré l’engagement de celles et ceux qui y travaillent, reproduit les inégalités au lieu de les gommer. En matière d’éducation, la Belgique est l’un des pays les plus inégalitaires au sein de l’OCDE. Pointer cela, ce n’est pas accabler les acteurs de terrain - qui font souvent des miracles avec peu. C’est nommer ce qui doit changer.
Tout au long de l’année, nous avons oeuvré à créer des espaces de dialogue : entre associations, représentants de parents comme l’UFAPEC, écoles et enseignants. Parce que leurs réalités doivent être entendues par celles et ceux qui décident.
Action Vivre Ensemble a soutenu 78 associations, dont 41 travaillent directement auprès d’enfants et de jeunes en situation de précarité - écoles de devoirs, AMO, associations de jeunes… des lieux où quelque chose de vital se joue chaque jour.
Ce rapport en témoigne. Derrière chaque chiffre, il y a une histoire. Un enfant qui retrouve confiance, une association qui innove malgré tout, une victoire modeste mais réelle. Ces témoignages nous portent. Ils donnent espoir - un espoir qui n’est pas naïf, mais ancré dans le concret. Ce travail n’existerait pas sans vous : donateurs et donatrices qui faites confiance à notre mission, volontaires et équipes qui lui donnent corps au quotidien. Merci.
Le pape Léon XIV, dans son exhortation apostolique Dilexi Te [Je T’ai aimé], nous rappelle que les pauvres ne sont pas seulement des bénéficiaires de notre générosité. Ils sont sujets, acteurs, et souvent révélateurs de solutions que nous n’aurions pas trouvées seuls. Leur dignité n’est pas négociable. Et leur place dans notre société - comme dans nos priorités - ne l’est pas non plus.
Notre impact
Appui aux associations de lutte contre la pauvreté
78 associations soutenues au total
dont 41 associations en faveur des enfants et des jeunes précarisés
Volontaires engagé·es
dans la lutte contre la pauvreté
Éducation permanente
et sensibilisation
Médias
Programme de lutte contre la pauvreté
Soutien à 3 ans (appui triennal)
Action Vivre Ensemble soutient sur une base triennale 12 projets pour des montants un peu plus importants. Parmi ces associations, l’ASBL Maison Babel, à Bruxelles..
La cuisine sans chichi, pétillante, locale, saine et pas chère
L’ASBL Les P’tits dons de Pétillons à Durbuy, dans l’entité de Barvaux, oeuvre pour la transition écologique, sociale et économique, et lutte contre l’isolement et la précarité, sans distinction d’âge, d’origine ou de conviction.
L’association organise des événements favorisant le lien social et le bien-être, avec une attention particulière aux publics isolés ou précarisés, dans une dynamique intergénérationnelle.
Au cœur du projet : deux ateliers cuisine complémentaires. « Je cuisine sans chichi » valorise les dons alimentaires - issus de la banque alimentaire du Luxembourg, de surfaces partenaires et de producteurs locaux - pour cuisiner malin, éviter le gaspillage et rompre la monotonie. « La cuisine des 5 S » propose des recettes
Savoureuses, Saines, Simples, Saisonnales et Sympathiques pour le portefeuille.
L’Oasis, un refuge pour femmes et enfants vulnérables
Soutien à 1 an
En 2025, Action Vivre Ensemble a soutenu quelque 64 associations en appui annuel. Focus sur trois d’entre elles.
La Maison du Pain : pour que des vies ne partent pas en miettes
À Virton, dans le sud de la province du Luxembourg, La Maison du Pain n’est pas une institution comme les autres. Née en 1990 de la générosité des Carmélites locales - qui ont cédé leur patrimoine pour donner corps au projet -, cette ASBL accompagne depuis plus de trente ans des femmes et leurs enfants dans les moments les plus sombres de leur existence.
Son nom dit l’essentiel : comme le pain nourrit le corps, l’accompagnement nourrit l’âme. Agréée par la Région wallonne, la structure dispose de 20 lits en maison d’accueil et de 15 lits en maison de vie communautaire. Elle accueille des femmes seules, des mères avec enfants, des mineures enceintes, toutes confrontées à des réalités souvent brutales : violences conjugales, perte de logement, surendettement, isolement.
Une équipe pluridisciplinaire les accompagne vers ce que La Maison du Pain appelle une double autonomie : pratique d’abord, puis de pensée et d’action. L’objectif n’est pas seulement de mettre un toit au-dessus de la tête des personnes mais de leur permettre de se reconstruire, de se réapproprier leur histoire et d’imaginer un avenir.
CARIA, le cœur des Marolles qui nourrit l’avenir
Au cœur des Marolles, quartier populaire de Bruxelles en lutte contre une gentrification qui efface les mémoires, le CARIA tient bon depuis 1974. Fondée par l’abbé Van der Biest avec l’appui de deux religieuses, cette association de cohésion sociale accueille chaque jour une centaine d’adultes - majoritairement des femmes issues de l’immigration - dans des cours de français, d’alphabétisation et d’ateliers citoyens. Mais c’est aussi un refuge pour leurs enfants.
« La première inégalité sociale à l’école, c’est le contenu de la boîte à tartines. »
Une cinquantaine de jeunes de 6 à 12 ans fréquentent l’école de devoirs du CARIA. Avant d’ouvrir les cahiers, ils passent à table. Car, comme le dit Isadora Minicucci, coordinatrice de l’association : « La première inégalité sociale à l’école, c’est le contenu de la boîte à tartines. »
Grâce au soutien d’Action Vivre Ensemble et de donateurs et donatrices privés, le projet Les petits goûters sains des Marolles garantit chaque jour une collation équilibrée, préparée par l’épicerie sociale Les Capucines.
Le ventre plein, les enfants s’installent pour les devoirs - et pour bien plus. Faty, 11 ans, venue du Sénégal, résume : « C’est comme ma famille ».
Derrière ces réussites, une équipe de onze salariés et salariées et une vingtaine de bénévoles font face à des troubles d’apprentissage en hausse, des moyens en baisse et une reconnaissance insuffisante.
Kamiano : contre la solitude, une porte toujours ouverte
Chaque matin, elles patientent sur le trottoir de la rue Jonruelle, à Liège. Un café chaud, une tartine, une douche - et surtout, quelqu’un à qui parler. Au Centre social Kamiano, géré par l’association Solidarités au Pluriel, une trentaine de personnes se retrouvent le matin, plus d’une centaine à midi : sans abri, mal logés, seniors isolés, tous venus combler ce que le directeur François Delooz appelle « l’une des grandes pauvretés du monde d’aujourd’hui, la solitude ».
Hermine, 43 ans, en sait quelque chose. Des années de rue, d’alcool, de drogue, ses enfants élevés par d’autres pour les protéger d’elle. Aujourd’hui relogée, elle va de table en table, veillant dans l’association sur les plus jeunes. « Le réconfort qu’on reçoit ici nous pousse à soutenir les autres », dit-elle.
Entre 2022 et 2024, le nombre de repas servis est passé de 7.800 à 8.520, et de nouvelles hausses sont attendues avec les mesures d’exclusion du chômage.
La campagne d’Avent
L’école, fabrique d’inégalités ?
La campagne d’Avent d’Action Vivre Ensemble a mis en lumière un enjeu crucial : l’accès à l’éducation des enfants et jeunes en situation de précarité en Belgique.
La précarité a un effet direct sur un aspect essentiel de la vie d’un enfant : son parcours scolaire. En Belgique, la situation socioéconomique et l’origine sociale d’un enfant déterminent encore trop souvent son parcours scolaire. L’école reste aujourd’hui un lieu où se reproduisent les inégalités. La campagne met en avant trois constats majeurs : la relégation scolaire perpétue les inégalités sociales ; l’absence d’une réelle gratuité scolaire constitue un frein à l’accès à l’éducation ; le manque d’accès aux loisirs extrascolaires nuit au développement des enfants.
À travers cette campagne, Action Vivre Ensemble a souhaité sensibiliser et rappeler le rôle essentiel des associations qui, chaque jour, créent des espaces de soutien et d’émancipation pour les enfants.
78 associations de lutte contre la pauvreté ont été soutenues à Bruxelles et en Wallonie notamment grâce aux dons et collectes de l’Avent solidaire.
78 associations de lutte contre la pauvreté
En 2025, 78 associations de lutte contre la pauvreté en Wallonie et à Bruxelles ont reçu le soutien d’Action Vivre Ensemble pour les projets décrits.
Pour plus de détails concernant les ASBL soutenues : vivre-ensemble.be/associations
Éducation permanente
L’action d’éducation permanente d’Action Vivre Ensemble se décline en trois thématiques.
- « Pauvreté, violation des droits humains et réactions citoyennes » décrypte la question de la pauvreté, ses vécus, ses réalités et ses causes dans une perspective de respect des droits humains.
- « Le rôle de l’acteur associatif dans la lutte contre la pauvreté » porte sur les dynamiques associatives actrices de changement par rapport aux réalités de l’exclusion et des inégalités sociales.
- « La transition vers un autre modèle de société… » identifie les alternatives au modèle dominant - comme les initiatives de la transition économique, sociale et écologique - et la façon de les mettre en œuvre afin de contribuer à la transformation de cette réalité.
Pauvreté, violation des droits humains et réactions citoyennes
Action Vivre Ensemble a collaboré avec 30 groupes locaux composés de 244 volontaires engagés en leur sein. C’est grâce à leur implication locale qu’Action Vivre Ensemble parvient à atteindre un large public à travers des activités organisées partout en Wallonie et à Bruxelles.
Deux outils ont été élaborés afin de permettre aux groupes locaux et relais proches de s’approprier la thématique des inégalités scolaires et de la précarité et de réaliser des activités éducatives de sensibilisation : une étude et une vidéo.
Le poids du cartable. Quand la précarité pèse sur le droit à l’éducation
L’école, fabrique d’inégalités ?
Cette vidéo explique la thématique de l’inégalité à l’école à travers les témoignages et questionnements de deux jeunes, Doha et Lola, et d’acteurs et actrices de terrain. Elle présente également le travail de deux associations soutenues par Action Vivre Ensemble, à Liège et à Bruxelles.
Elle est accompagnée d’une fiche d’animation afin de faciliter son utilisation par les volontaires et relais proches (partenaires paroissiaux et associatifs). Elle a été utilisée en soutien à de nombreuses animations afin de susciter les débats et échanges de manière autonome dans le cadre d’activités organisées sans le concours direct d’Action Vivre Ensemble.
L’école aux prises avec les inégalités
Dans le cadre de la campagne de l’Avent, une rencontre organisée le 26 novembre, à Namur, a réuni chercheurs, chercheuses et associations autour de la question des inégalités scolaires.
Le constat partagé : l’école, censée garantir l’égalité des chances, tend souvent à reproduire les inégalités sociales. Les jeunes accompagnés par les associations arrivent fréquemment stressés et fragilisés par un système trop centré sur la compétitivité.
Face à cette réalité, « notre rôle est de rendre confiance, de réactiver le goût de la liberté et de la solidarité par de toutes petites choses au quotidien » (ASBL Coquelicot). L’importance de ces petits gestes est confirmée par Alexy (InforJeunes Namur) dont l’accompagnement social de terrain et la tâche d’enseignant valident les chiffres et le message de notre étude sur la précarité des jeunes.
« Il faut aider les jeunes à trouver leur talent, leur place unique dans la société », renchérissent Monique et Ethan, dont les parcours personnels au sein de la Maison de jeunes Plomcot témoignent d’un chemin positif toujours possible pour chaque jeune. Face à cela, les intervenants et intervenantes ont mis en avant l’importance des petits gestes du quotidien pour redonner confiance aux jeunes et les aider à trouver leur place. Le chercheur Bernard Delvaux et l’abbé Jean-Claude Brau ont conclu qu’au-delà de ses limites, l’école offre aussi des acquis réels, et que l’enjeu est de renforcer le lien social et la mixité pour maximiser les opportunités de chaque jeune.
Kevin : quand le théâtre prend l’école en flagrant délit d’inégalité
Et si l’échec scolaire n’était pas la faute de Kevin ? C’est la question provocatrice que posent Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, deux anciens professeurs reconvertis en comédiens, dans leur conférence-spectacle Kevin*. Ils ont une marque de fabrique bien à eux : mêler rigueur scientifique et légèreté scénique pour mieux faire passer des idées qui dérangent. Le spectacle interroge le système scolaire dans ses fondements mêmes : à quoi sert l’école ? Et surtout, à qui profite-t-elle vraiment ? Les réponses, documentées et sourcées, révèlent un mécanisme implacable de reproduction des inégalités sociales, où le code de la réussite n’est pas enseigné à toutes et tous de la même façon. Le prénom d’un élève, le quartier où il grandit, le niveau d’études de ses parents : autant de variables qui pèsent bien plus lourd que son travail ou son intelligence.
Le 17 décembre, Action Vivre Ensemble a organisé une représentation de Kevin, suivie d’un débat avec les deux comédiens et des représentants de l’UFAPEC, La Ligue des familles et ATD Quart Monde sur les causes des inégalités scolaires en Belgique et les pistes de solution. Un spectacle particulièrement réussi de par son fond et sa forme.
Et si l’échec scolaire n’était pas la faute de Kevin ? C’est la question provocatrice que posent Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, deux anciens professeurs reconvertis en comédiens, dans leur conférence-spectacle Kevin*. Ils ont une marque de fabrique bien à eux : mêler rigueur scientifique et légèreté scénique pour mieux faire passer des idées qui dérangent. Le spectacle interroge le système scolaire dans ses fondements mêmes : à quoi sert l’école ? Et surtout, à qui profite-t-elle vraiment ? Les réponses, documentées et sourcées, révèlent un mécanisme implacable de reproduction des inégalités sociales, où le code de la réussite n’est pas enseigné à toutes et tous de la même façon. Le prénom d’un élève, le quartier où il grandit, le niveau d’études de ses parents : autant de variables qui pèsent bien plus lourd que son travail ou son intelligence.
Le 17 décembre, Action Vivre Ensemble a organisé une représentation de Kevin, suivie d’un débat avec les deux comédiens et des représentants de l’UFAPEC, La Ligue des familles et ATD Quart Monde sur les causes des inégalités scolaires en Belgique et les pistes de solution. Un spectacle particulièrement réussi de par son fond et sa forme.
L’Été de Jahia
Dans le Hainaut, le groupe local Pauvreté Solidarité de Frasnes-lez-Anvaing a organisé le 26 novembre une projection du long métrage belge L’Été de Jahia, d’Olivier Meys - très beau film sur le thème de l’immigration -, suivie d’un débat. Tourné dans un Centre de la Croix-Rouge de la région de Liège, en partie avec des actrices non professionnelles, L’Eté de Jahia aborde la question des jeunes et de la précarité (la thématique de notre campagne d’Avent), mais aussi les questions de la migration, de la santé mentale, des liens familiaux… Le tout avec beaucoup de délicatesse. Le Groupe de Frasnes travaille en étroite coopération avec Action Vivre Ensemble pour sensibiliser la population aux problèmes de pauvreté dans la région. L’animation et les échanges avec la salle et les membres d’associations présents se sont déroulés à l’aide d’un Powerpoint axé sur les demandeurs d’asile, les préjugés et l’accueil en Belgique.
Cinq ciné-débats L’Eté de Jahia ont été organisés en Wallonie, rassemblant quelque 260 personnes.
Le rôle de l’acteur associatif dans la lutte contre la pauvreté et dans la société
Des journées d’échanges entre associations
La première assemblée s’est tenue le 22 novembre à Liège (44 personnes), suivie le 28 novembre de deux assemblées à Ciney (30 personnes) et Marchienne-au-Pont (59 personnes). Le 1er décembre, c’est Bruxelles qui accueillait la dernière assemblée, réunissant 35 personnes. Ces quatre rendez-vous témoignent d’une mobilisation significative du secteur associatif à l’échelle de la Belgique francophone.
Quand le secteur jeunesse se rassemble pour agir ensemble face aux inégalités scolaires
Ces journées ont créé du lien entre les acteurs et actrices de terrain, permis de cartographier les initiatives existantes et d’identifier ensemble les forces, faiblesses et angles morts du secteur de la jeunesse. Car si les associations travaillent souvent côte à côte, elles le font trop rarement ensemble.
L’objectif était aussi politique. L’assemblée avait vocation à co-construire des revendications qu’Action Vivre Ensemble a portées auprès des parlementaires, en donnant une voix collective au secteur. Mais au-delà du plaidoyer institutionnel, il s’agit surtout de provoquer un déclic : prendre conscience du pouvoir d’agir collectif, sans attendre que la politique se saisisse seule des enjeux. Dans un contexte sociopolitique difficile, cette prise de conscience est plus nécessaire que jamais.
Ces journées se sont clôturées par un speed dating associatif : des rencontres courtes et dynamiques entre associations, où chaque duo imaginait un projet commun possible. Un exercice simple, mais puissant, pour faire tomber les silos et ouvrir des perspectives de collaboration.
Les associations ont salué la possibilité de se rencontrer, de se connaître et d’envisager des actions communes - une richesse souvent sous-exploitée dans un secteur qui manque d’espaces de mise en rés
Ces journées ont posé les bases d’un groupe de travail collaboratif, dont l’ambition est d’imaginer de nouvelles façons de travailler sur les trois prochaines années. Ce groupe se réunira pour la première fois début mars 2026, marquant le début d’une coordination sectorielle inédite entre associations et avec Action Vivre Ensemble.
La transition vers un autre modèle de société
Comment les fabriques d’église peuvent-elles gérer leur patrimoine en s’inspirant de l’encyclique Laudato Si’ ?
C’est la question au cœur d’une démarche collaborative portée par Action Vivre Ensemble, le service diocésain des Solidarités, le service diocésain aux fabriques d’églises, l’ASBL Terre-en-Vue et l’ASBL RAPel dans le diocèse de Namur-Luxembourg. L’objectif : expérimenter des projets-pilote concrets avec des fabriciens et fabriciennes volontaires, autour de deux volets complémentaires.
Le volet « terre », porté par Terre-en-Vue, explore comment les fabriques pourraient faciliter l’accès au foncier agricole pour de jeunes agriculteurs et agricultrices locaux. Une première soirée s’est tenue le 13 mai, à Rochefort, réunissant une vingtaine de fabriciens et fabriciennes, des agriculteurs et agricultrices ainsi que des élus et élues locaux. Après une intervention de Françoise Ansay (Terre-en-Vue), quatre sous-groupes ont identifié obstacles et opportunités pour des projets concrets. La soirée s’est conclue sur un appel fort d’un jeune agriculteur : « Vous pouvez favoriser l’installation de jeunes agriculteurs et agricultrices ».
Le volet « bâtiment », quant à lui, a été exploré le 22 septembre avec l’appui de l’ASBL RAPel, qui œuvre pour l’intégration sociale par l’habitat. Les fabriques pourraient ainsi s’associer à des projets d’accompagnement social via la mise à disposition de logements décents.
Ce projet-pilote ambitionne de devenir une source d’inspiration pour d’autres diocèses.
Les comptes
Produits
• Dons privés |
652.932 € |
• Paroisses et groupes |
126.162 € |
• Subsides publics |
556.310 € |
• Subsides privés |
39.795 € |
• Legs et autres recettes |
311.081 € |
| Total | 1.686.280 € |
Charges
• Fonds pour les missions |
1.133.302 € |
• Fonds pour les supports |
381.836 € |
| Total | 1.515.137 € |
Destination des fonds pour les missions
• Programme lutte contre la pauvreté |
525.059 € |
• Programme éducation |
383.216 € |
• Programme plaidoyer |
72.425 € |
• Programme information |
152.602 € |
| Total | 1.133.302 € |
Actifs
| Immobilisations | 355.534 € |
| Créances | 43.480 € |
| Disponible | 1.320.555 € |
| Total | 1.719.568 € |
Passif
| Réserves | 1.556.873 € |
| Dettes | 162.695 € |
| Total | 1.719.568 € |
Après la crise COVID et énergétique, la situation se stabilise en 2025 grâce à une maîtrise des coûts et une recherche de financement externe.
Action Vivre Ensemble a continué à s’adapter au contexte et à se réinventer pour renforcer les actions liées à son objet social, via de nouvelles stratégies de recherche de financement, en étroite collaboration avec les instances. L’association a répondu à ces défis en consolidant ses missions.
Les recettes s’établissent à 1.084.013 €. On peut noter une belle réalisation en dons privés (652.932 €) et en legs (304.919 €).
Les dépenses sont principalement orientées vers le soutien aux associations de terrain, suivies par celles d’éducation permanente en lien avec les problématiques de pauvreté et d’exclusion et par le travail d’analyse politique. Le restant des dépenses a été affecté aux activités de communication, à celles de récolte de fonds - ce qui nous permet de maintenir le lien avec les donateurs et donatrices, les sympathisants et sympathisantes - et aux frais de coordination.
La part des moyens consacrés aux missions est de 75 % et celle aux supports est de 25 %.
Dans les actions liées aux missions, le soutien aux projets de lutte contre la pauvreté représente 46 % des charges, les actions d’éducation et de sensibilisation 34 %, la communication 14 % et les actions de plaidoyer politique 6 %.
*Merci aux donatrices et donateurs, sympathisantes et sympathisants, paroisses, écoles, groupes de solidarité, militants et militantes qui ont soutenu nos actions. Merci au Fonds Zachée de la Fondation Roi Baudouin, qui soutient nos activités d’éducation.
Nous remercions chaleureusement la Fédération Wallonie-Bruxelles, le FOREM et le fonds Maribel pour la confiance qu’elle accorde à notre association et pour son appui financier.
Intégrité
L’importance qu’Action Vivre Ensemble attache à l’intégrité s’est concrétisée par l’adoption en 2018 d’un Code éthique et d’une politique de signalement et traitement des plaintes..
Rapport du Gestionnaire de traitement des plaintes
Au terme de l’année 2025, aucun signalement ou plainte n’a été porté à l’attention du gestionnaire de traitement des plaintes, en l’occurrence Maître Jacques Laffineur, avocat au Barreau de Bruxelles.